La pêche à l'étranger
Reportage

Introduction
Ce dossier vous permettra de vous familiariser avec la pêche des poissons de sport à l'étranger, essentiellement en Afrique. C'est une discipline assez récente (même si de nombreux pêcheurs la pratiquaient il y a déjà plusieurs dizaines d'années) qui a pris son essor avec le développement important des centres de pêche dans des pays tel que le Sénégal, le Gabon, la Guinée Bissau ou Madagascar. La pêche de ces poissons puissants dans des univers uniques, parfois vierges de toutes formes de pêche, rend très vite le pêcheur passionné, obsédé par tant d'émotions et de combativité. Nous nous intéressons ici à la pêche du bord (lancer et surfcasting) et en bateau (lancer et posé) sur les côtes africaines.


Le matériel

S'attaquer à des poissons aussi puissants demande l'utilisation d'un matériel spécifique (et malheureusement très onéreux), spécialement étudié pour résister aux rushs des carangues, tarpons et autres carpes rouges. Il faut différencier deux formes d'environnements spécifiques qui vont déterminer les caractéristiques du matériel utilisé :

  • un environnement dégagé, présentant un fond important (au moins 30 mètres) ou sablonneux permettra l'utilisation d'un matériel plus léger (20 à 30* lbs de puissance) qui se rapproche du matériel utilisé en pêche forte du bar sur les côtes françaises. C'est par exemple le cas de la Guinée Bissau où la pêche aux leurres des carangues hippos et carpes rouges peut se faire avec du matériel "léger".
  • un environnement encombré où les rochers et les patates de corail forment de véritables "coupe-fil" dans lesquels le poisson ira forcément se frotter. Le fond étant de 5 à 20 mètres, il faut pouvoir brider le poisson avant qu'il atteigne ces infractueusités. L'utilisation d'un matériel très puissant (50 à 100 lbs) est donc fortement recommandé pour ne pas voire sa boite de leurre se vider en une matinée (il m'est arrivé, à Rodrigues près de l'île Maurice, de perdre une dizaine de leurres en 4 heures de pêche sur des carangues ignobilis qui avaient toutes tendance à aller se frotter au corail avant même que je puisse leur prendre 1 cm de fil...).

Les cannes :

Pour s'attaquer aux poissons trophées du Gabon et de Madagascar, par exemple, il ne faut pas lésiner sur la qualité et la puissance de la canne qui déterminera l'issu d'un combat avec un poisson de plus de 20 kgs.

La canne au lancer doit être assez courte entre 2.50 et 3.00 mètres pour obtenir la nervosité et la raideur nécessaire pour contrer les rushs et encaisser les coups de tête. Cependant il ne s'agit pas d'employer des "triques" qui ne permettraient pas le lancer des leurres autour de 50grs et endommageraient fortement le dos après quelques lancers...C'est l'adéquation de ces deux caractéristiques essentielles (souplesse au lancer et raideur lors du combat) qui fait que ces cannes très techniques sont souvent hors de prix (de 500 à plus de 1200€ !). En terme de puissance, la canne doit être capable de supporter l'utilisation de tresse entre 50 et 80lbs, voir 100lbs. Quelques marques japonaises telles que Zènaq ou Tenryu proposent ce type de cannes très puissantes et quasiment incassables . Cependant Daiwa avec la Grandwave GWX 9640 RS, Mitchell avec la Tempest Ignobilis et DPSG avec les séries tropiques n° 8, 9 et 10 proposent des cannes certes un peu moins puissantes que les japonaises mais beaucoup moins chères. Un matériel peu adapté conduira forcément à la perte du poisson ou de la canne. Un groupe de pêcheurs arrivant au Gabon, lors de notre dernier jour de pêche, ont cassé deux cannes en une matinée sur des poissons moyens (talon cassé pour l'une et canne cassée en deux pour l'autre).

Concernant le surfcasting, il faut des cannes d'une longueur de 4.00 à 5.00 mètres capables de lancer un plomb de 150 à 200 grs avec un mulet de 200 à 300 grs. Il s'agit de cannes comme la Daiwa Jet Sport JSX S et HP, la Sert Sunset Power Africa ou la Mitchell 498 X Africa.

Les moulinets :

Les moulinets pour la pêche au lancer doivent être capables de travailler avec des tresses très puissantes et donc doivent disposer d'un système de frein surpuissant permettant d'atteindre des réglages de 5 à plus de 15 kgs. De plus, la capacité du moulinet doit permettre d'emmagasiner un minimum de 300m de fil pour suivre les rushs puissants de certains poissons tels que les tarpons et les carpes rouges (au Gabon j'ai vu le guide de pêche se faire vider 400m de tresse en 80lbs sur un moulinet Shimano Stella 16000 avec un frein réglé à fond soit près de 15kgs...). La récupération doit être aux alentours de 1m au tour de manivelle afin de manier les leurres et autres poppers avec plus d'aisance. Ces moulinets doivent comporter les dernières technologies telles que l'enroulement par spires croisées (obligatoire pour l'utilisation des tresses), un axe surdimensionné pour ne pas se tordre lors des départs fulgurants de certains poissons et un frein micrométrique pour plus de précision dans le réglage du frein. Concernant le réglage du frein, il est conseillé de régler la puissance au tiers de la résistance du fil (soit 10kgs pour une tresse de 30kgs de résistance par exemple). On peut citer comme type de moulinets les nouveaux Shimano Stella FA 10000 et 20000 ou les Daiwa Saltiga 5000 Z et TDS 5000 et 6000 HIA.

Pour les moulinets destinés au surfcasting, on peut utiliser les moulinets destinés au lancer ou choisir des moulinets plus "simples" comme le Daiwa BG 90 ou le Penn 9500 S. L'utilisation de tresse n'est pas obligatoire car les zones prospectées en surfcasting sont souvent de larges plages présentant peu d'obstacles, donc le fait de brider le poisson sur 20 m n'est pas nécessaire.

Les Leurres :

La pêche la plus forte au niveau émotionnel est la pêche au lancer au leurre de surface : voire une carangue bondir hors de l'eau pour retomber sur le popper à 3m de soi est une sensation unique, un spectacle qui surprend à chaque fois par sa violence et sa soudaineté.

Les leurres les plus utilisés sont les poppers. D'une longueur de 15 à plus de 20cm pour un poids de 50 à 150grs, ils permettent de faire monter les poissons blottis dans leur trou à plus de 20 mètres. On peut citer les Surface Bull de chez Yo-Zuri, les poppers Orion conçus par Leguyader, les Pulsion de chez Sert, etc...

Leur maniement dépend du poisson recherché : les carangues sont plus réceptives à un popper ramené très rapidement avec de larges tirées alors que les tarpons et les carpes rouges sont attirés par un popper évoluant plus lentement. Cependant, on ne peut généraliser le comportement de tel ou tel poisson car de nombreux facteurs influent sur leurs habitudes.

Tous les types de leurres présentent un intérêt en fonction des conditions (marées, météo, saison) ou de la pression de pêche (dans un environnement fort pêché, le poisson sera toujours plus réceptif à un leurre inconnu). Il n'existe pas de leurre miracle, ni de leurre inutile.

Concernant le montage des leurres, il est fortement conseillé d'utiliser un bas de ligne en acier car de nombreux poissons tropicaux présentent une dentition très bien développée (175lbs d'acier tressé en 49 brins est un bon compromis entre puissance et souplesse du fil). Concernant le raccord entre le bas de ligne et le leurre, il faut éviter absolument les agrafes qui ne résistent pas à la puissance des mâchoires des plus gros sujets. Il faut monter 1m d'acier directement sur l'anneau brisé en tête du leurre. L'autre extrémité du bas de ligne est accrochée avec une agrafe (de type Sampo à bille) au corps de ligne. Il est recommandé de réaliser une double ligne à l'extrémité du corps de ligne pour accrocher l'émerillon. Cette double ligne peut se faire avec un Bimini Twist, une tresse australienne ou un noeud au pouce. On obtient ainsi une résistance au noeud égale à la résistance du fil, on ne perd pas de puissance et la prise en main du fil lors de la mise au sec du poisson est ainsi plus confortable.

Un point primordial concernant les leurres c'est le changement systématique des triples et anneaux brisés d'origine qui ne supportent pas l'assaut des plus gros poissons (je ne compte plus les triples tordus ou cassés, les anneaux brisés ouverts sur des poissons d'une dizaine de kilos). Il faut donc équiper ses leurres de triples solides de type Owner ST 66 et d'anneaux brisés en 200lbs.


Les poissons

La carangue :

Il existe de nombreuses variétés de carangues. Les plus gros sujets peuvent avoisiner les 60 kgs mais une prise de 30 kgs représente déjà un très joli coup de ligne. Les deux spécimens les plus recherchés sont la carangue ignobilis et la carangue hippos. Elles font l'objet d'une véritable fascination depuis le développement de la pêche exotique au leurre de surface.

La plus représentative d'entre-elles, la plus grande aussi, que l'on retrouve essentiellement dans l'océan indien, c'est la carangue ignobilis. Elle a la fâcheuse tendance à fréquenter les massifs coralliens, ce qui rend sa pêche délicate mais pleine d'émotion. On la recherche essentiellement au popper sur les hauts-fonds. L'attaque est très brutale comme pour bon nombre de ses congénères et vous n'avez même pas le temps de faire ouf qu'elle vous a déjà embarqué 20 mètres de fil et fonce droit dans le corail... C'est dans ces moments là que se justifie l'utilisation d'un matériel costaud qui permettra de brider le poisson avant qu'il ai pu se frotter aux coraux.

La carangue hippos est moins grosse que l'ignobilis mais à poids égal beaucoup de pêcheurs trouvent qu'elle est plus combative. Un sujet d'une vingtaine de kilos vous donnera du fil à retordre! Elle est présente sur toute la côte Ouest de l'Afrique, du Sénégal à l'Afrique du Sud. Elle chasse en banc dans les rouleaux, les embouchures, les estuaires, à la recherche de poissons fourrages (mulets, yaboï) ce qui vous permet de la pêcher du bord. Elle utilise souvent la forme arrondie de son corps pour se mettre en travers du courant et ainsi augmenter la pression qu'elle exerce sur la ligne. Dans les zones dégagées il ne faut pas hésiter à la pêcher sur fil léger (20-30 lbs), les combats deviennent alors sportifs et délicats.

La carpe rouge :

Les carpes rouges se rencontrent essentiellement en Afrique de l'Ouest où elles fréquentent les plages, embouchures, mangroves et n'hésitent pas à remonter plusieurs dizaines de kilomètres à l'intérieur des terres. On la pêche aussi bien au leurre qu'à l'appât naturel en faisant toujours attention à ne pas lui laisser prendre trop de fil car elle ira immédiatement rejoindre un trou d'où il sera alors fort difficile de l'extraire. La prise de spécimens de plus de 30 kgs restent courants dans certains pays (Gabon essentiellement) et les plus grosses prises peuvent dépasser les 50 kgs.

Le tarpon :

C'est le poisson roi à prendre au lancer, le seule qui pourra vous faire vivre un tel combat. Imaginez-vous à la tombée de la nuit sur une plage en train de lancer votre popper favori et de voire ce monstre d'argent bondir pour retomber le gueule grande ouverte sur le leurre. Suit alors un démarrage des plus puissants où il pourra vous sortir 150 mètres de fil sans que vous puissiez le stopper. Il vous gratifiera alors d'une série de sauts spectaculaires au cours desquels les décrochages sont fréquents. Le plus délicat dans la pêche du tarpon c'est réussir à ce que l'hameçon parvienne à pénétrer le cartilage qui recouvre sa gueule. Pour perdre moins de poissons, de plus en plus de pêcheurs utilisent des hameçons "cirche hook". Grâce à leur forme particulière, ils glissent sur les parois de sa bouche et vont se loger dans le coin de la lèvre. Les prises record dépassent les 120 kgs mais la moyenne des prises se situe entre 40 et 80 kgs. Comme la carpe rouge, il peut remonter loin dans l'eau douce (son système de respiration lui permet de respirer à la surface), ce qui fait qu'on le rencontre, en mer, dans des zones proches des embouchures et dans les eaux saumâtres des estuaires, mangroves et fleuves. Il est présent en Afrique de l'ouest (du Sénégal à l'Angola) et le haut lieu de la pêche des tarpons géants est la Sierra Leone (pays qui connaît malheureusement une certaine instabilité politique).

Le capitaine :

Pouvant peser jusqu'à 50 kgs, le capitaine se pêche aussi bien en surf qu'au lancer et se rencontre essentiellement en mer sur toute la côte Ouest africaine. Le poids moyen des prises se situe entre 15 et 20 kgs. C'est un poisson qui est très recherché par les pêcheurs pour la qualité de sa chair.





Le barracuda :

Se déplaçant en banc pour les petits sujets, les gros eux sont solitaires. Ils évoluent en mer et dans les eaux saumâtres à la recherche de la moindre proie. Lors du combat le barracuda effectue souvent quelques sauts et met à mal le bas de ligne compte tenu de son impressionnante dentition. Même si l'attaque est spectaculaire, le combat s'éternise rarement sur les sujets moyens. Les plus gros spécimens dépassent les 40 kgs et se retrouvent souvent dans les mangroves.

Les requins :

Les requins sont présents sur toutes les côtes africaines aussi bien au bord qu'au milieu de l'océan. On les pêche en surf (même s'il arrive quelque fois que certains requins attaquent les leurres), la nuit de préférence, avec un gros morceau de poisson. On peut tomber sur de très grosses pièces dépassant les 200 kgs...




Les raies :

De nombreuses raies sont présentes en afrique. Elles se pêchent en surfcasting le long des plages. Les plus grosses d'entre-elles peuvent dépasser les 150 kgs.


On rencontre également de nombreuses autres espèces sur les côtes africaines : liches, cobias, mérous, otholite...


Les techniques

Le lancer :

La pêche au lancer en Afrique se pratique aussi bien du bord qu'en bateau. Du bord, la pêche se fait principalement aux alentours des embouchures des fleuves au niveau de la passe. C'est à cet endroit que l'eau douce et l'eau de mer se rencontre entraînant la présence du poisson fourrage, qui entraîne la présence de prédateurs...On utilise aussi bien des poppers ou autres leurres de surface que des poissons nageurs, des cuillères ou des jigs. La difficulté c'est de réussir à maîtriser la force du poisson à laquelle s'ajoute souvent la force du courant qui entre ou qui sort de la lagune. Se faire vider un moulinet n'est pas rare car quand un poisson de plusieurs dizaines de kilos fonce avec le courant vers le large, il est très difficile de l'arrêter...Cette forme de pêche se rapproche de celle du bar et requiert les mêmes techniques si ce n'est que les poissons visés sont plus costaux. Le meilleur moment pour la pêche aux abords d'une embouchure est sans nul doute le couché du soleil. Au Gabon, tous les soirs de 18h à 19h, c'était une heure de folie et ceci six soirs de suite : les bancs de mulet se forment dans la passe et se retrouvent vites pourchassés par les bancs de carangues hippos, les tarpons, les carpes rouges...
Pêcher depuis un bateau permet de prospecter des zones différentes : on peut soit se rendre dans la lagune et remonter les bolons à la recherche des barracudas et carpes rouges, soit pêcher le long des côtes proches des l'estuaires.




Le surfcasting :

Depuis les grandes plages de sable qui bordent les estuaires jusqu'aux embouchures, les possibilités sont grandes. Les meilleurs résultats se font la nuit en évitant les forts coefficients qui engendrent des courants trop violents pour maintenir la ligne en place. Les montages sont les mêmes qu'en France, il faudra juste plomber un peu plus (150-200 grs) et monter sur le corps de ligne de nylon en 50/100 minimum un bas de ligne en acier de 175 lbs. L'utilisation d'hameçons de type "circle hook" permet au poisson de s'autoferrer et d'éviter le moment toujours délicat du ferrage (surtout quand les tarpons sont présents dans la zone). Pour les appâts, on utilise souvent des poissons fourrages (mulets, yaboï), des morceaux de poissons, des crabes, des crevettes...

La pêche au ballon :

Cette pêche se pratique essentiellement dans les zones à fort courant (baïnes, passe) en journée mais le soir donne de meilleurs résultats. On prend un ballon de baudruche que l'on utilise comme un gros bouchon. On le gonfle, on le noue sur le corps de ligne (la nuit on glisse dans le ballon une starlight) et on fixe au bout du bas de ligne un mulet vivant ou non. Il faut laisser le ballon évoluer avec le courant. C'est la meilleure méthode pour toucher de gros poissons (souvent des requins) du bord, même si cette technique peut-être utilisée en bateau. Au Gabon, un pêcheur avec une canne bateau et un moulinet Penn de 130 lbs garni de nylon en 80 lbs s'est fait vider les 800 mètres de fil sans avoir pu stopper le requin estimé à près de 200 kgs.

La pêche à la callée :

Elle s'effectue en bateau à la dérive ou encré. On utilise un montage type surfcasting et on fixe un mulet. On peut également utilisé des jigs, des cuillers ou autres leurres souples plombés.

La pêche à la traîne :

La petite traîne côtière permet de rester en action de pêche pendant les changements de postes ou de se reposer les bras et le dos après 2 heures de lancer non-stop. On peut toucher la quasi-totalité des poissons présents. On utilisera principalement des poissons nageurs de type rapala.


Les destinations en Afrique

Le Sénégal :

C'est la destination la moins onéreuse pour qui veut s'initier à la pêche exotique. Même si la densité de gros poissons est moins importante que dans d'autres pays situés plus au sud, le Sénégal permet de pêcher la totalité des espèces présentes sur les côtes africaines, à l'exception du tarpon (même si quelques spécimens sont pris à de rares occasions). Le pays comporte de nombreux estuaires et lagunes où se concentrent de nombreux poissons.

La Guinée Bissau :

Grâce au chapelé d'îles qui compose l'archipel des Bijagos, les bateaux de pêche asiatiques ne peuvent pas traîner leur filets dans ce coin permettant à la faune de se développer librement. On pêche ici tous les poissons présents sur les côtes ouest africaines avec en plus une grosse concentration de requins tigres pêchés la nuit en bateau (records à plus de 1000lbs). Concernant les carangues et les carpes rouges on peut les pêcher sur fil léger (20-30lbs) compte tenu de la possibilité de pêcher dans des zones dégagées et du fait que la taille de ces poissons reste "raisonnable".

Le Gabon :

C'est aujourd'hui la destination numéro un pour qui veut tenter de faire un très beau coup de ligne au lancer que ce soit du bord ou en bateau. La pêche se fait essentiellement dans les passes et en lagune. De nombreux records ont été réalisés au Gabon (tarpon de 120kgs, carpe rouge de 55kgs, capitaine de 50kgs, barracudas de 54kgs...). Grâce à la protection de certaines lagunes (en les classant réserves naturelles) et donc en y interdisant toute forme de pêche commerciale, les poissons sont en bonne densité et de belle taille. Prévoir du matériel très puissant car un gros poisson peut attaquer à tout moment!


Madagascar :

Ce fut la destination incontournable pour tout passionné de pêche au lancer il y a quelques années, mais Madagascar connaît le problème d'une pression de pêche trop importante entraînant les guides a amené les clients à faire jusqu'à 2h de bateaux pour arriver sur les lieux de pêche. Certaines régions sont cependant encore vierge et présentent de réels potentiels.

Rodrigues :

C'est une petite île située au large de l'île Maurice. On y pêche presque exclusivement en bateau le long de la barrière de corail. Rodrigues est certainement l'une des destinations présentant la plus grosse densité de carangues ignobilis. La difficulté réside dans le fait que les fonds ne sont qu'à une dizaine de mètres au maximum, permettant au poisson d'aller rapidement se réfugier dans le corail et de sectionner la ligne. Il y existe une extraordinaire variété de poissons : carangues, mérous, requins, thons...

Il existe bien entendu de nombreuses autres destinations de pêche en Afrique, toutes ne peuvent être traitées, celles-ci font parmi des principales.

* 1 lb = 0.454 kg

Quelques liens utiles :

www.fishbase.org : site en anglais regroupant la description et les appellations de la quasi-totalité des poissons présents dans nos océans.
www.pechefishing.com/reviews/review_mar_01/rev_03_01_1.html : un comparatif réel des caractéristiques des nylons les plus vendus
www.voyagesdepeche.com : Le site officiel du magazine halieutique voyage de pêche
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